Revue de presse : La Dépêche

Technic’services industrie, l’entreprise qui s’adapte avec succès

Entreprise

Stéphan Mazars et Claude Joulie veillent au bien-être au travail de leurs employés, dont 91 % ont le statut de travailleur handicapé./Photo DDM
Stéphan Mazars et Claude Joulie veillent au bien-être au travail de leurs employés, dont 91 % ont le statut de travailleur handicapé./Photo DDM

TSI s’est installée depuis le 1er juillet dans les locaux des anciens établissements Calmettes. Cette entreprise adaptée emploie 46 personnes qui assurent de la sous-traitance pour l’industrie.

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Vieille de 80 ans, la belle histoire des établissements Calmettes, spécialisés dans la fabrication de plats cuisinés, de charcuterie et de cerneaux de noix, a pris fin au tournant du nouveau siècle. Depuis une dizaine d’années, les vastes locaux étaient inoccupés. Jusqu’à cet été, où les centres d’usinage ou autres colonnes et bras de perçage sont venus remplacer les machines à faire la saucisse ou le boudin. L’entreprise TSI (Technic’services industrie) s’y est installée le 1er juillet 2016, en provenance de la zone de l’Aiguille à Figeac.

TSI est née de la reprise de la société Altariva Figeac par STS Decazeville, avec qui elle est intégrée aujourd’hui dans STS groupe. «Nous avons racheté Altariva et nous avons continué l’exploitation dans ses locaux historiques lotois pendant un an, avant de déménager à Capdenac-Gare», explique Stéphan Mazars, le gérant du groupe.

Les locaux du boulevard Paul-Ramadier ont retrouvé une seconde jeunesse. «On leur a redonné vie», souligne Claude Joulie, le directeur du site. Pour l’instant, la moitié des 3 400 m² a été aménagée. Avec le souci de rationaliser l’outil de production et de favoriser les conditions de travail des employés. «Notre volonté a été de faire rentrer la lumière naturelle en créant des ouvertures», explique le responsable. Une attention appréciable de la part d’une entreprise qui se veut «sociétale, citoyenne, solidaire». TSI, tout comme STS, est une entreprise adaptée, avec 91 % des 46 employés (dont 42 en production) reconnus comme travailleurs handicapés. «Des handicapés physiques», précise Claude Joulie. Des personnes victimes d’accidents de santé, de la route ou de problèmes de dos. Beaucoup ont dû apprendre un nouveau métier. «On leur demande principalement de la dextérité pour les travaux manuels. Ensuite, on les accompagne avec l’objectif d’augmenter leur compétence», explique leur directeur.

Même avec son statut particulier, l’entreprise est confrontée à la concurrence. «Si nous voulons vivre et continuer à investir, nous devons générer de la valeur ajoutée. Et pour cela, il faut tirer les gens vers le haut», insiste Stéphan Mazars. Le bilan à la fin de cette année sera positif. «Nous atteindrons l’objectif fixé», précise le dirigeant, qui parle d’une confiance restaurée (Altariva avait connu des difficultés). «Nous sommes passés de six à douze clients», se félicite-t-il.

Diversification

TSI assure de la sous-traitance pour l’industrie avec le souci d’une diversification, alors que sa grande sœur STS est fortement implantée dans le secteur aéronautique. Dans l’usine de Capdenac, si des montages aéronautiques sont réalisés (pour Figeac Aéro ou Ratier Figeac), des pièces brutes de fonderie sont usinées, d’autres sont ébavurées, par exemple pour l’entreprise Diaz, de Vayrac (nord du Lot). Symbole de cette diversification, c’est l’assemblage de bouchons de parfum pour la société Auriplast d’Aurillac. «Nous avons travaillé pour les derniers bouchons de Kenzo, dont on voit la publicité à la télévision», relève Claude Joulie. Des prestations extérieures sont aussi réalisées, comme avec Sono Sud-Ouest, pour la pose et le démontage des illuminations de Noël.

Petit à petit, TSI, certifié ISO 9 001 et EN 9 100 (une norme aéronautique), tisse son réseau en s’appuyant en particulier sur la Mécanic Vallée. «Je crois beaucoup au partenariat avec des sociétés complémentaires», assure Stéphan Mazars. Deux projets de développement qui sont dans les cartons, l’un avec une start-up pour de l’impression en 3D et l’autre dans le domaine agroalimentaire, devraient lui donner raison.


Le chiffre : 46

Salariés > dont 42 en production. 91 % ont le statut de travailleur handicapé